Comprendre les Arts avec Patrice Hamel – une Théorie révolutionnaire: l’ immanence de l’art

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Dans cette série de 3 vidéos vous allez découvrir l’ « immanence de l’art », une théorie de l’artiste contemporain Patrice Hamel (lien portrait).

Cette théorie regroupe l’ensemble des concepts qui mettent en évidence la relation des œuvres d’art à la sensorialisation et aux différentes modalités de représentation.

ensembles des concepts theoriques pour analyser l art

Cf. ce tableau récapitulatif :Nous pouvons distinguer deux grands ensembles:

En rouge « Les représentations dont il est question ici s’établissent lorsqu’une association est effectuée sur
un objet de manière à nous faire apparaître simultanément autre chose que lui-même sans le remplacer. Le
lien entre représentant et représenté peut s’établir entre des domaines sensoriels semblables ou différents,
à partir d’analogies ou de conventions arbitraires. A ces catégories peut s’ajouter de surcroît une relation
physique de dépendance. Toutes ces modalités seront envisagées et illustrées »

En bleu – La sensorialisation a lieu lorsqu’apparaissent des sensorialités, correspondant à nos cinq sens,
provoquées par des stimuli agissant sur notre organisme. Les différentes catégories sont établies selon que
les stimuli sont internes ou externes à l’organisme, selon que les sensorialités concernent nos récepteurs,
les objets concrets qui nous entourent ou des impressions supplémentaires. Autant de cas qui seront
détaillés et explicités. » Patrice Hamel

Quelques conséquences de cette théorie artistique :

Cette théorie est révolutionnaire, car l’esprit et le corps sont enfin réunis.

– Le spectateur est au centre de cette théorie car elle est fondée depuis notre propre appréhension sensorielle, c’est-à-dire à partir de ce qui est rendu visible pour tous depuis l’expérience physique de l’œuvre .

– L’œuvre est enfin prise au sérieux pour ce qu’elle est dans sa matérialité apparente, sa facture, son traitement pictural…. mais surtout son impact cognitif. Car chaque œuvre opère différemment sur le spectateur d’un point de vue cognitif.

– On ne considère plus les concepts d’un côté et la forme matérielle de l’autre. Ils sont enfin réunis et doivent être considérés sur un même plan, et être traités à égalité.

– Chaque œuvre doit être alors abordée différemment et de façon spécifique de part ses types de sensorialisations concernées.
En effet, les modalités sensorielles qu’implique chaque œuvre sont uniques, et par ce biais l’œuvre dialogue avec le spectateur.
C’en est donc fait de la classification habituelle des œuvres et des artistes par mouvements artistiques, et par thématiques. Du moins dans un premier temps, car seront privilégiées les similitudes de fonctionnement à travers l’espace et le temps.

– C’est aussi la fin de l’expressionisme qui avait complètement évincer la place du spectateur, ou le spectateur devait juste subir le sens véhiculé préalablement et ressentir une émotion orientée dans ce sens.

– C’est aussi la fin des symboles qui ne renvoient pas aux spécificités des fonctionnements de l’œuvre.

Bon visionnage à vous et n’hésitez pas à commenter et poser vos questions, nous y répondrons avec un grand plaisir ! 

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